École traditionnelle d’arts martiaux internes

QU’EST-CE QUE LES ARTS MARTIAUX INTERNES ?

Xingyi Quan (Hsing I Chuan),Taiji Quan (Taï Chi Chuan) et Bagua Quan (Ba Kua Chuan) constituent ce que l’on appelle les Arts martiaux internes (Nei Jia Quan). Ils se distinguent de beaucoup d’autres arts martiaux occidentaux et orientaux par le fait que l’accent n’est pas mis sur le travail musculaire, mais sur un travail intérieur du souffle, de l’énergie et de la conscience. Dans ces techniques, le corps est fidèlement guidé par la pensée et suit le rythme de l’Univers afin d’accroître le potentiel infini d’énergie vitale.

Commençant par le désengorgement des chemins d’énergie, le travail se poursuit par l’enracinement, le renforcement du corps physique puis la canalisation de l’énergie interne. En conséquence, la pratique des arts martiaux internes est accessible à tous.

Les adeptes de ces arts ont recherché un dépassement des limites physiques aussi bien dans le combat que dans la vie. A ce titre, le Taiji Quan a été assez tardivement considéré comme une technique de longue vie. Selon les Chinois : « Le but principal des arts martiaux est avant tout la prolongation de la vie et le non-vieillissement ».

Grand maître Tei Sei Ryu

Avec le grand maître Tei Sei Ryu (Cheng Sheng Long)

L’association « le Ciel, la Terre et l’Homme » anime des cours d’arts martiaux internes sous la tutelle de l’école Tei Sei Ryu Kokujutsu Kan fondée au Japon par le Grand Maître Tei Sei Ryu (Cheng Sheng Long), quatrième héritier du Bagua Quan de la famille Cheng.

L’enseignement dispensé par Maître So Cho Kun, représentant de la 12e génération de Xingyi Quan, est profondément respectueux des traditions.

Avez-vous envie de pratiquer les arts martiaux internes ?
Venez vite nous rejoindre !

 Votre désir est une faculté qui cherche à s’exprimer. Ecoutez-le et laissez-le vous guider sans plus attendre. »
— sochokun

A QUOI RESSEMBLE NOTRE QUOTIDIEN ?

Benoît Sarazac, assistant, élève interne

Après 20 ans de pratique, je ne me lasse toujours pas de répéter les mouvements appris.
Certes, le chemin est long et l’apprentissage difficile, voire douloureux. Nous cherchons à repousser nos limites et cela ne peut pas se faire sans effort, ça va de soi… Mais plus l’effort est important et plus ce qui est acquis l’est profondément. Plus la chose est difficile à acquérir, plus elle est précieuse. N’oublions pas que nous cherchons un véritable trésor !

Il est vrai que cette logique s’oppose à la rapidité, à la facilité et à l’effervescence du monde actuel, mais pour moi, c’est de manière posée, réfléchie et petit à petit que l’on acquiert durablement les choses. Construire trop vite est l’assurance d’obtenir quelque chose de fragile avec de nombreuses malfaçons. Donc, selon moi, le temps d’apprentissage des arts que nous pratiquons est cohérent avec la richesse, la durabilité, la profondeur et l’efficacité que nous recherchons dans notre pratique.

Notre travail est de répéter inlassablement les gestes appris, mais répéter pour répéter n’a pas de sens. Il nous faut justement répéter pour créer du sens et donc changer, sinon les mouvements, leur nature.

En tant qu’élève, nous devons intégrer la théorie que le maître nous transmet dans notre pratique.
Si nous faisons cela, notre pratique questionnera la théorie reçue, nous confrontera à des problématiques. En essayant de les résoudre, nous questionnerons le maître, ce qui affinera notre savoir, que nous pourrons ensuite réinjecter dans notre pratique, ce qui posera de nouvelles problématiques… C’est un cercle sans fin de réflexion et de mise en application.

La répétition du même mouvement n’est en fait qu’apparente, le changement se trouvant dans chacun de nos gestes. Donc d’un certain point de vue, le mouvement est toujours le même, mais il ne l’est jamais… C’est en cela que cette inlassable répétition n’est jamais lassante, puisque chaque mouvement s’enrichit du précédent et des savoirs qui nous sont transmis. C’est cette évolution de savoirs et de savoir-faire qui va façonner notre savoir-être, c’est-à-dire notre Moi.

Pour ma part, je garde à l’esprit une phrase de mon maître : c’est par l’échec qu’on obtient la réussite. En cas d’échec, je me dis qu’il suffit de changer quelque chose, peut-être juste un tout petit rien, pour que je réussisse. Alors je sais que je n’ai qu’une chose à faire : changer quelque chose et recommencer !

Il ne faut pas se voiler la face, notre motivation est parfois ébranlée, mais après 20 ans de pratique, je peux vous assurer que chaque rencontre avec mon maître, chaque entrainement et chaque exercice n’est rien d’autre que du bonheur ! — Benoît Sarazac, assistant, élève interne